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CONTEXTE : Les services de santé privés ont été officiellement reconnus au Vietnam en 1989 et, depuis 15 ans, ils ont concurrencé le système de santé public pour fournir des soins curatifs primaires et des ventes de médicaments aux populations rurales. Cependant, la qualité de ces services de santé privés et publics n'a pas été évaluée ni comparée. MÉTHODES : Une enquête communautaire a été réalisée dans 30 des 160 communes à Hung Yen, sélectionnées par un échantillonnage probabiliste proportionnel à la taille de la population (PPS). Tous les centres de santé des communes (CHC) et les prestataires de soins de santé privés dans les communes sélectionnées ont été interrogés sur les ressources humaines, les services fournis, la disponibilité de l'équipement médical et des médicaments, les connaissances et la performance clinique pour les problèmes aigus et chroniques. La satisfaction des patients et le coût des soins associés à une maladie récente ont été mesurés à l'aide d'une enquête aléatoire sur les ménages couvrant 30 ménages de chacune des communes sélectionnées. RÉSULTATS : Il y avait 11,5 prestataires privés pour 10 000 habitants, contre 6,7 prestataires publics pour 10 000. Un quart des prestataires privés étaient des employés du secteur de la santé public. Moins de 20 % des prestataires privés avaient enregistré leur pratique auprès du système gouvernemental. Onze pour cent (26/234) n'avaient aucune qualification professionnelle. Cinquante-huit pour cent (135/234) fournissaient un traitement ainsi que vendaient des médicaments. L'infrastructure du secteur public était supérieure à celle des prestataires privés. La qualité des services fournis par les prestataires publics était médiocre mais significativement meilleure que celle des prestataires privés. La satisfaction des patients et les coûts des soins étaient similaires entre les deux groupes. CONCLUSIONS : Les prestataires privés réussissent à rivaliser avec le système des centres de santé publics dans les zones rurales, mais pas parce qu'ils offrent des services moins chers ou de meilleure qualité. La qualité des services de santé privés n'est pas contrôlée et est significativement inférieure à celle des services publics. La pratique actuelle dans les deux systèmes est en deçà de la norme nationale, en particulier pour la gestion des problèmes de santé chroniques. La faible qualité des services de santé au niveau communautaire peut aider à expliquer les phénomènes observés précédemment de niveaux élevés d'automédication, de faible utilisation des centres de santé des communes et d'une surutilisation des établissements de soins de santé tertiaires.
Tran et al. (Mar) ont étudié cette question.
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