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Cet article examine l'intersection de l'ethnographie urbaine, de l'interactionnisme et du paradigme des mobilités. Au cours de cet article, nous développons une discussion sur les mobilités en tant qu'ordre social, riche en contraintes, conditions et contradictions, en dialogue avec la compréhension de Goffman de l'ordre d'interaction et, plus spécifiquement, ses remarques sur les territoires et les relations sociales. Nous nous appuyons sur un travail ethnographique réalisé avec une équipe de professionnels de la ‘sensibilisation’ chargés de s'occuper des sans-abri dans la ville britannique de Cardiff. L'équipe exerce son devoir de soin à travers un patrouillage répété du centre-ville, au cours duquel elle vise à rencontrer des clients et à les engager dans la fourniture de services immédiats et dans la planification d'un soutien qui pourrait répondre à leurs besoins à long terme. Les travailleurs de la sensibilisation sont donc des bureaucrates de rue, au sens littéral ; ils travaillent en extérieur et en mouvement, et manquent des certitudes d'un espace de bureau – leurs clients, quant à eux, manquent des certitudes d'un domicile fixe. Dans ce contexte, les travailleurs de la sensibilisation doivent naviguer à travers et utiliser l'espace urbain quotidien, tel qu'il est ; ils doivent aussi retrouver leurs clients – les cherchant à plusieurs reprises, où qu'ils puissent se trouver. L'article décrit la recherche et la patrouille comme des pratiques de mobilité distinctives et combine cette description avec des réflexions sur les moyens de dépasser la tendance sédentaire dans les travaux de Goffman (et d'autres). Nous concluons en recommandant le quotidien comme lieu d'enquête pour les considérations de la ville future et, en effet, pour les directions de futurs déplacements d'une enquête ethnographique de rue orientée vers les mobilités.
Smith et al. (Sun,) ont étudié cette question.