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Le diagnostic de pneumothorax chez le nouveau-né est souvent annoncé par des signes tels que la détérioration des gaz artériels, l'hypotension artérielle et l'arrêt cardiaque. Une sensibilisation aux signes cliniques plus subtils d'accumulation de gaz extra-alvéolaire peut conduire à une intervention plus précoce et à une diminution de la morbidité. Quatorze épisodes de pneumothorax se sont développés chez sept des 69 nouveau-nés ayant reçu une assistance ventilatoire (poids de naissance moyen 1 828 +/- 295 g), dont six ont été ventilés pour une maladie de la membrane hyaline et un pour une pneumonie. La fréquence cardiaque instantanée et la pression artérielle (PA) ont été surveillées en continu chez tous les patients. Des changements dans les signes vitaux ont été notés en moyenne 48 minutes (plage de 12 à 116 minutes) avant la thoracocentèse. Il y avait une augmentation de la PA systolique (7 à 26 mm Hg) associée à 70 % des épisodes, et une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression du pouls associée à 57 % des épisodes. Vingt minutes après la thoracocentèse, il y avait une diminution rapide des valeurs de PA vers des niveaux pas significativement différents de la ligne de base. Une augmentation soutenue de la PA peut être un signe précoce d'accumulation de gaz extra-alvéolaire. La surveillance continue et la représentation graphique des signes vitaux chez le nouveau-né ventilé peuvent suggérer le diagnostic de pneumothorax avant que la décompensation clinique ne se produise.
Ronald N. Goldberg (mar,) a étudié cette question.