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En utilisant la violence dans les camps de concentration et d'extermination nazis comme étude de cas, cet article explore les limites théoriques et empiriques du concept de déshumanisation - le processus par lequel les auteurs en viennent à percevoir leurs victimes comme "non humaines" ou "sous-humaines" - et délimite des alternatives appropriées au concept. L'auteur soutient que la violence excessive est souvent mal comprise et mal représentée comme de la déshumanisation car elle semble viser à effacer l'apparence humaine de la victime. Pourtant, il est plus précis de voir cette violence comme un stratagème pour étendre le sentiment de pouvoir du perpetrateur sur un autre être humain ; c'est précisément la qualité humaine de l'interaction qui donne à la violence une grande partie de son sens. L'argument a une portée morale, démontrant que le concept réduit finalement, ou déplace, l'horreur véritable de l'interaction tueur-victime.
Johannes Lang (Mar,) a étudié cette question.