OBJETIF : Notre objectif était d'étudier les associations prédictives entre intimidation et victimisation à l'âge de 8 ans et les troubles psychiatriques à l'âge adulte précoce. MÉTHODES : L'échantillon comprenait 2540 garçons nés en 1981. Les informations concernant l'intimidation et la victimisation ont été recueillies en 1989, lorsque les garçons avaient 8 ans, auprès des parents, enseignants et enfants. Les informations sur les troubles psychiatriques étaient basées sur l'examen de convocation militaire et le registre de l'armée lorsque les sujets avaient entre 18 et 23 ans. RÉSULTATS : Dans l'analyse de régression logistique univariée, le statut fréquent d'intimidation seule prédisait la personnalité antisociale, l'abus de substances, et les troubles dépressifs et anxieux ; le statut fréquent de victimisation seule prédisait le trouble anxieux, tandis que le statut fréquent de bourreau-victime prédisait la personnalité antisociale et le trouble anxieux. Lorsqu'on contrôlait les effets du niveau d'éducation des parents et des rapports des parents et enseignants sur les symptômes émotionnels et comportementaux à l'aide des échelles de Rutter, le statut fréquent de victimisation seule prédisait des troubles anxieux, et l'intimidation seule prédisait un trouble de la personnalité antisociale, tandis que la double victimisation-intimidation prédisait à la fois des troubles anxieux et antisociaux. Les informations sur l'intimidation et la victimisation fréquentes en tant que dépistage primaire pour les enfants à risque ont identifié environ 28 % de ceux ayant un trouble psychiatrique 10 à 15 ans plus tard. CONCLUSIONS : L'intimidation et la victimisation durant les premières années scolaires sont des signaux de santé publique qui identifient les garçons à risque de souffrir de troubles psychiatriques à l'âge adulte précoce. Le système scolaire de santé et d'éducation a un rôle central à jouer dans la détection de ces garçons à risque.
Sourander et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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