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Résumé Contexte Une qualité de sommeil réduite est courante chez les adolescents, et les jeunes issus de milieux marginalisés sont à un risque accru de cybervictimisation, un contributeur connu aux problèmes de sommeil. Le soutien émotionnel a été associé à une meilleure qualité de sommeil mais son rôle chez les jeunes subissant une cybervictimisation est flou. Nous avons examiné si le soutien émotionnel en personne et sur les réseaux sociaux modère l'association entre la cybervictimisation et la qualité du sommeil dans un échantillon national de jeunes. Méthodes De novembre 2023 à mars 2024, 689 jeunes issus de milieux marginalisés (âge moyen 19 ans, SD 1,52) recrutés sur les réseaux sociaux ont complété une enquête en ligne évaluant la cybervictimisation, la qualité du sommeil, le soutien émotionnel des pairs en personne, le soutien émotionnel des parents en personne, et le soutien émotionnel sur les réseaux sociaux. Des modèles de régression linéaire ont testé les effets de modération, en ajustant pour des covariables démographiques clés. Résultats La cybervictimisation était associée à une qualité de sommeil pire (β = 3,034, IC 95 % 1,766, 4,302, p < .001). Toutes les formes de soutien émotionnel étaient associées à une meilleure qualité de sommeil : soutien émotionnel des pairs en personne (β = -0,134, IC 95 % -0,195, -0,072, p < .001), soutien émotionnel des parents en personne (β = -0,172, IC 95 % -0,228, -0,115, p < .001), et soutien basé sur les réseaux sociaux (β = -0,09, IC 95 % -0,169, -0,01, p = .0271). Seul le soutien émotionnel des pairs en personne (β = 0,119, IC 95 % 0,016, 0,222, p = .0236) interagissait de manière significative avec la cybervictimisation et le sommeil, montrant une direction d'effet positive. Conclusion La cybervictimisation était associée à un sommeil de moins bonne qualité, tandis que le soutien émotionnel en personne et sur les réseaux sociaux était associé à une meilleure qualité de sommeil. Nous avons également trouvé une interaction complexe où les jeunes ayant bénéficié d'un soutien émotionnel accru des pairs en personne modéraient la qualité de sommeil pire associée à la cybervictimisation.
Chae et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.