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La récente guerre d'Israël à Gaza ('Opération Plomb Durci') a à la fois exposé le défi qu'Israël oppose au droit international et fourni l'occasion d'un soutien croissant à un boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) organisé à l'échelle transnationale. Le mouvement BDS vise à contester l'occupation militaire illégale de l'État israélien et une multitude de politiques répressives correspondantes dirigées contre les Palestiniens. Cependant, la campagne BDS, et en particulier l'appel à un boycott académique, a été controversée. Elle a suscité une réponse contradictoire soulignant, de diverses manières, que les objectifs du mouvement étaient inefficaces, contre-productifs pour la paix et/ou la sécurité, contraires aux normes de la liberté académique et même liés à l'antijudaïsme et à l'antisémitisme. En utilisant une approche gramscienne et en s'inspirant du concept de 'contrat racial' de Charles Mills, nous examinons l'histoire de la campagne de désinvestissement et les débats qu'elle a engendrés. Nous soutenons que l'efficacité du BDS en tant que stratégie de résistance et de solidarité transfrontalière est intimement liée à un défi à la place hégémonique du sionisme dans l'idéologie occidentale. Cette campagne a remis en question un contrat racial international qui, depuis 1948, a assigné un intérêt commun entre l'État d'Israël et les alliés politiques internationaux, tout en excluant les Palestiniens comme non blancs, sujets à une répression extrême et apatrides. La campagne BDS souligne également une alternative : la promesse d'une paix réelle et durable au Moyen-Orient.
Bakan et al. (jeu,) ont étudié cette question.
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