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L'apogée de la période de la Guerre froide a marqué des changements significatifs dans le système international. La division du pouvoir s'est déplacée de l'influence d'un monde bipolaire où l'Union soviétique et les États-Unis étaient aux extrémités opposées du spectre politique, vers le développement de ce qui est aujourd'hui classé à la fois comme un monde unipolaire et/ou multipolaire, dans lequel la démocratie a prospéré. Le nouvel ordre mondial a également signalé la montée en puissance de plusieurs pays de niveau intermédiaire, sans parler de l'émergence de nombreuses nouvelles nations en développement. En conséquence, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a également connu divers changements, allant d'un agenda plus marqué sur les droits de l'homme et le maintien de la paix à une plus grande inclination à la coopération entre les États membres. Cependant, en dehors de ces changements, il y a également eu une critique accrue concernant l'efficacité et la légitimité de l'institution. Ces critiques, en particulier sous la forme de membres de l'ONU, ont appelé à la réforme du CSNU. Ils soutiennent que le CSNU doit être plus reflétant du vingt et unième siècle, plus représentatif de son nombre accru de membres et globalement plus transparent dans son processus décisionnel. Cet appel au changement a suscité plusieurs propositions de réforme, allant de l'augmentation du nombre de membres permanents siégeant au Conseil, à une augmentation simplement de la taille de la composition non permanente du Conseil, jusqu'à l'option plus controversée d'éliminer le pouvoir de veto. Bien qu'il y ait un consensus général parmi les membres de l'ONU sur le fait que la réforme du Conseil est nécessaire, il y a un débat de longue date sur ce que cette réforme devrait impliquer et comment elle sera mise en œuvre afin de maximiser l'efficacité du CSNU. En réponse à ce différend, cet article soutiendra que si l'objectif de la restructuration du Conseil est d'améliorer à la fois son efficacité et sa légitimité, alors l'option de réforme la plus viable est l'élimination du pouvoir de veto détenu par ses cinq membres permanents (P-5).
Aracelly Denise Granja (Mon,) a étudié cette question.