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Le fumier est la deuxième plus grande source d'émissions de gaz à effet de serre (GES) des exploitations laitières. Des données détaillées sur les systèmes de fumier représentatifs sont nécessaires pour guider les stratégies d'atténuation du changement climatique. Cette étude utilise des enquêtes envoyées aux laiteries du Wisconsin pour identifier les pratiques actuelles de gestion des exploitations et du fumier, collecter des données d'inventaire sur la gestion du fumier et la consommation d'énergie, comparer les pratiques en fonction de la taille de l'exploitation, et relier ces pratiques aux émissions de GES. Les résultats montrent que les systèmes de fumier et les pratiques de gestion varient considérablement en fonction de la taille de l'exploitation. Par exemple, les grandes exploitations gèrent le fumier liquide et ont un stockage à long terme, tandis que les petites exploitations gèrent le fumier solide et l'appliquent au sol quotidiennement. La séparation du sable, la séparation solide-liquide (SLS) et la digestion anaérobie (DA) ne sont mises en œuvre que par les installations sondées suffisamment grandes pour nécessiter un permis. Les émissions de GES ammoniaque, biotique et fossile des archétypes de petites, grandes et installations autorisées sont estimées en utilisant des outils de modélisation. Pour cela, les pratiques de gestion des fumiers les plus courantes identifiées par l'enquête sont analysées. Les résultats (par vache, kg de lait et tonne de fumier) montrent que le stockage de fumier liquide pendant de longues périodes sans traitement contribue le plus aux émissions de GES. Lors de la mise en œuvre du traitement des fumiers, les installations autorisées peuvent réduire significativement les émissions, principalement grâce à la DA. Les petites exploitations maintiennent leurs émissions inférieures à celles des grandes exploitations car elles gèrent principalement du fumier solide et appliquent du fumier au sol quotidiennement. En fonction de la pratique et de la taille de l'exploitation, les émissions de GES par tonne de fumier varient de 2200 à 12 000 g CO2-eq pour la collecte, de 200 à 2400 g CO2-eq pour le transport, de 16 000 à 84 000 g CO2-eq pour le stockage, et de 16 400 à 33 500 g CO2-eq pour l'application au sol.
Aguirre‐Villegas et al. (Mon,) ont étudié cette question.