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Résumé Cet article interroge la nature de l'agence politique déployée sur des sites de réformes de l'eau orientées vers le marché. Il présente une étude de cas de Bangalore, en Inde, d'un projet de l'eau imposant des contributions monétaires significatives de la part des résidents de la classe moyenne inférieure pour le coût d'extension de l’eau courante aux périphéries de la ville. À partir de données quantitatives et ethnographiques, il illustre pourquoi les propriétaires fonciers qui manquent d'accès à l'eau formel et de droits fonciers — groupes désignés dans cet article comme la 'classe moyenne périphérisée' — consentent à payer pour des tuyaux plutôt que de résister malgré le coût élevé impliqué. Il soutient que, loin de refléter une internalisation d'une 'disposition à payer' ou d'un ethos 'des parties prenantes' célébré par les praticiens du développement aujourd'hui, le paiement pour l'eau fournit un moyen insurrectionnel de négocier une plus grande reconnaissance symbolique, une plus grande réputation et des avantages matériels de l'État. En particulier, le paiement pour des tuyaux permet aux habitants périphériques de renforcer leurs revendications pour obtenir une sécurité foncière à une époque de politiques spatiales exclusives et punitives. Le paiement constitue donc un terrain de signification contestée et de lutte politique, au cœur duquel se trouvent les enjeux de la citoyenneté urbaine. En documentant le processus par lequel les intérêts liés à la propriété et les revendications de tenure sont avancés dans un scénario de réformes, cet article contribue aux discussions politiques et écologiques gramsciennes sur l'agence politique subalterne et le caractère vécu de l'hégémonie dans les environnements urbains.
Malini Ranganathan (Mon,) a étudié cette question.
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