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Dans une récente comparaison des réponses des modèles de circulation générale (MCGs) à l'imposition d'eau douce à haute latitude (Stouffer et al., J Climate 19(8):1365–1387, 2006), un certain nombre des MCGs étudiés ont montré une réponse de réchauffement localisée dans l'Atlantique Nord à haute latitude, contrairement au refroidissement observé par les autres modèles. Nous avons examiné les causes de ce réchauffement en testant la sensibilité de la circulation méridienne de retournement (CMR) aux variations de l'emplacement de l'imposition d'eau douce, puis en analysant en détail les causes de ce réchauffement. En analysant les résultats des expériences avec HadCM3, nous montrons que le réchauffement à haute latitude est indépendant de l'emplacement exact de l'eau douce supplémentaire dans le bassin de l'Atlantique Nord ou de l'Océan Arctique. Au lieu de cela, l'ajout d'eau douce modifie la circulation dans le gyre subpolaire, ce qui entraîne une advection accrue d'eau chaude et salée sous-surface vers la mer du Groenland–Islande–Norvège malgré le ralentissement global de la CMR. Cette eau sous-surface est amenée à la surface par convection, ce qui provoque un fort réchauffement des eaux de surface et de l'atmosphère qui les surplombe.
Kleinen et al. (Jeu,) ont étudié cette question.