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Les décideurs politiques de la région de l'Afrique subsaharienne (ASS) signalent souvent un mauvais prix de leur dette souveraine, probablement dû à un risque de perception par les investisseurs internationaux, ce qui entraîne des coûts d'emprunt "injustifiables". Dans ce contexte, cet article explore dans quelle mesure une prime potentielle de l'ASS existe sur les marchés financiers suivant une approche à deux volets. Premièrement, en utilisant un échantillon de 1592 obligations souveraines à coupon fixe primaires émises entre 2003 et 2021 provenant de Bond Radar par 89 pays, nous constatons que les pays de l'ASS paient des coupons significativement plus élevés à l'émission comparativement à leurs pairs d'autres régions. Deuxièmement, nous évaluons s'il existe un biais contre les pays de l'ASS sur le marché secondaire qui entraînerait un coût de refinancement plus élevé. Sur la base d'un panel déséquilibré de données trimestrielles couvrant 107 pays entre 1990 et 2022, nous constatons que les pays de l'ASS paient des coûts de refinancement plus élevés sur le marché secondaire. L'article explore en outre s'il existe d'autres facteurs négligés par la littérature qui importent pour le prix du risque par les investisseurs internationaux. À cet égard, nous examinons la sensibilité des spreads à certaines dimensions structurelles où les pays de l'ASS font face à des défis aigus : la transparence du processus budgétaire, l'importance du secteur informel, le niveau de développement financier et la qualité des institutions publiques. Les résultats montrent que la prime excédentaire estimée pour les pays de l'ASS disparaît lorsque ces facteurs structurels sont pris en compte dans les régressions.
William Gbohoui (Jeu,) a étudié cette question.