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Résumé Les communautés vivant dans les districts des collines de Chittagong (CHD) au Bangladesh observent de manière récurrente des catastrophes liées aux glissements de terrain pendant la saison de la mousson (juin-septembre). Le CHD est principalement dominé par trois groupes distincts de communautés des collines, à savoir, les collines urbanisées (Bengali), les tribus autochtones et les réfugiés Rohingya apatrides. La vulnérabilité aux glissements de terrain parmi eux est complexe et varie entre les dimensions physiques, sociales, économiques, environnementales, institutionnelles et culturelles. Cette étude vise à comprendre les forces motrices des catastrophes liées aux glissements de terrain dans la région en mettant l'accent sur les facteurs humains. Les données provenant des trois communautés contrastées ont été collectées à travers des ateliers participatifs, des entretiens approfondis et des observations de terrain. Les participants étaient des habitants locaux et des experts en glissements de terrain qui ont été soigneusement sélectionnés parmi cinq communautés d'étude de cas dans le CHD. Ils ont classé différents problèmes socio-économiques, identifié les causes des glissements de terrain et proposé des plans d'action pour l'atténuation des glissements de terrain. Les résultats suggèrent que les communautés urbaines bengalies et les réfugiés Rohingyas sont fortement vulnérables aux glissements de terrain. Les communautés urbaines des collines luttent principalement contre la pauvreté, l'injustice sociale, le manque de réglementations en matière de planification et des problèmes de coupe illégale des collines, tandis que les contraintes prédominantes des réfugiés Rohingyas sont liées au génocide en cours et à la violence d'État au Myanmar entravant leur rapatriement durable, ainsi qu'à leurs conditions de vie prolongées au Bangladesh. Les communautés tribales autochtones sont relativement résistantes aux glissements de terrain en raison de leur histoire unique, de leurs connaissances traditionnelles, de leur patrimoine culturel et de leur mode de vie. Les glissements de terrain dans le CHD devraient être caractérisés comme des risques socio-naturels, car les composantes des catastrophes liées aux glissements de terrain sont profondément interconnectées avec le nexus culture-conflict-corruption.
Bayes Ahmed (Mar.) a étudié cette question.