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Israël adopte l'une des réglementations les plus libérales au monde concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires (CSE) et le clonage humain. Après une introduction aux technologies et à leur réglementation dans de nombreux pays occidentaux et au niveau international, je discute des préoccupations éthiques et morales formulées dans les pays occidentaux, dont beaucoup n'ont pas de place dans le discours bioéthique en Israël. L'argument traditionnel est de l'expliquer par la religion : en particulier, en soutenant que les enseignements religieux juifs conduisent à considérer la recherche sur les CSE et le clonage comme moralement non problématique. Néanmoins, afin de bien comprendre la situation israélienne, je soutiens qu'il faut prendre en compte les récits politiques dominants. La « menace démographique » que la population juive majoritaire en Israël sera dépassée par des non-Juifs dans un avenir pas trop lointain fournit un contexte de risque au discours sur les « cellules israéliennes ». Les contextes de risque étendent la portée de l'autonomie des individus en prédéterminant des moyens de prévenir des risques particuliers. Au lieu qu'il existe une politique gouvernementale cohérente sur la manière de réglementer les technologies médicales, le discours bioéthique israélien a façonné les réglementations sur la recherche sur les CSE et le clonage humain en fournissant aux décideurs des compréhensions particulières de ce qui est « pensable et dicible ». Une discussion de la délibération de la Loi sur l'interdiction de l'intervention génétique de 1999, qui a été prolongée en mars 2004 pour une nouvelle période de 5 ans, illustrera cette affirmation.
Barbara Prainsack (Mon,) a étudié cette question.