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Les patients diabétiques de type 2 sont connus pour avoir fréquemment un taux d'insuline élevé et ont récemment été décrits comme ayant une activité élevée de l'inhibiteur de l'activateur du plasminogène (PAI), par rapport à des contrôles normaux. Comme nous l'avons montré dans plusieurs conditions cliniques (sujets normaux, patients obèses, patients angineux), que l'activité plasmatique de PAI était liée à l'insuline plasmatique, nous avons étudié chez 38 patients diabétiques de type 2 la relation entre l'activité de PAI, l'insuline et d'autres paramètres. Les patients ont montré un niveau d'activité de PAI plus élevé, ainsi que des niveaux de glucose plasmatique, d'insuline, de triglycérides, de cholestérol et d'Apolipoprotéine B plus élevés que les contrôles normaux ; les valeurs les plus élevées ont été observées chez les patients diabétiques également atteints de maladie coronarienne. Une corrélation significative a été trouvée entre l'activité de PAI et l'insuline (r = 0,60, p < 0,001), l'indice de masse corporelle (r = 0,32, p < 0,05) et l'Apolipoprotéine B (r = 0,33, p < 0,05). Les deux dernières corrélations ont disparu après ajustement pour l'insuline. Ces résultats sont en accord avec notre précédent rapport montrant un effet in vitro de l'insuline sur la synthèse de PAI par une lignée cellulaire hépatocellulaire. L'hyperinsulinémie présentée par les patients diabétiques de type 2 peut augmenter la synthèse hépatique de PAI, induisant une hypofibrinolyse, ce qui pourrait jouer un rôle dans le développement des complications vasculaires. Les tentatives de réduction de l'hyperinsulinémie pourraient avoir un effet favorable en abaissant l'activité de PAI.
Juhan‐Vague et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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