Key points are not available for this paper at this time.
Le méta-narratif de la ‘promotion de la démocratie’ a pris une ampleur internationale dans les années 1990. La chute du Mur de Berlin a marqué son avancée apparemment imparable ; les attaques terroristes du 11 septembre 2001 en ont constitué l'apogée et le recul subséquent. Cet article interprète le recul de la promotion de la démocratie après 2001 comme une conséquence prévisible des excès des années 1990. Un argument en trois points est présenté ici. Tout d'abord, que dans sa phase ascendante, ce méta-narratif affichait des caractéristiques fondamentales d’une idéologie politique ‘forte’. Deuxièmement, bien que les événements depuis 2001 aient prouvé qu'il était en partie déficient, les réévaluations fondamentales ont été bloquées par la prévalence de l'analyse binaire, opposant autocratie et démocratie, et promotion et prévention de la démocratie. Troisièmement, il examine les mérites de l'utilisation de schémas tripartites pour comprendre les réponses de ‘prévention de la démocratie’ ou de ‘contre-promotion de la démocratie’ suscitées par l'idéologie et la pratique de la promotion de la démocratie. Il est soutenu que, aussi claires que soient en théorie, les polarités binaires ne sont jamais des opposés absolus en pratique et que la ‘prévention de la démocratie’ contemporaine ne peut pas être considérée comme un simple miroir de l'orthodoxie des années 1990 sur la promotion de la démocratie. Il conclut que les classifications tripartites ouvrent la voie à des prédictions et des prescriptions de ‘deuxième choix’. Une telle approche permet une vision plus pluraliste et autocritique des perspectives d'avancement de la liberté politique que l'analyse binaire, repositionnant ainsi le débat de manière plus intellectuellement défendable.
Laurence Whitehead (ven,) a étudié cette question.