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Pour déterminer l'effet de l'anticipation perceptuelle sur le temps de réaction, deux types d'expériences différentes ont été réalisées. Dans la première, une réponse habile devait parfois être modifiée à un moment donné après une période d'avertissement variable. Dans la seconde, le sujet devait réagir à deux signaux auditifs séparés par un court intervalle de temps qui était systématiquement variable, le deuxième signal étant attendu ou inattendu. Il a été constaté que le manque de préparation pour répondre à un signal, comme le révèle un temps de réaction prolongé, peut être dû soit au fait que le sujet ne s'est pas préparé, car il ne s'attendait pas au signal ; soit à l'incapacité du sujet à se préparer à temps. La préparation pour réagir au second des deux signaux, lorsque les deux sont attendus et doivent être réagis, ne semble jamais prendre plus de 0,2 à 0,4 secondes, comme jugé par le temps de réaction. Dans la majorité des cas, elle semble complète en 0,2 secondes. Ces temps sont plus courts que ceux généralement donnés, car le retard supplémentaire dû à une anticipation incorrecte a été exclu. Avec des intervalles de 0,1 seconde ou moins, le retard dans la seconde réaction peut être dû à la difficulté mécanique de répondre assez rapidement, surtout lorsque les deux réactions doivent être effectuées dans des directions opposées. La constatation que le manque de préparation pourrait être dû au fait que le sujet n'attendait pas le signal, et la constatation supplémentaire que la préparation prenait plus de temps lorsque la réponse habile devait être prolongée plutôt que lorsqu'elle devait être arrêtée, suggèrent toutes deux que la soi-disant réfractarité psychologique est due au manque de période de préparation pour la réponse, plutôt qu'à une « phase réfractaire psychologique » comparable à la phase réfractaire des nerfs. Si, en divisant son attention, le sujet pouvait se préparer pour sa prochaine réponse tout en effectuant la précédente, la soi-disante réfractarité psychologique pourrait être complètement absente.
E. C. Poulton (ven) a étudié cette question.
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