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CONTEXTE : Les voyages aériens se sont développés à un rythme sans précédent et continuent de le faire. Ses effets ont été observés sur le paludisme en termes de cas importés, d'épidémies locales dans des zones non endémiques et de la propagation mondiale de la résistance aux médicaments. Avec l'élimination et l'éradication mondiale de nouveau à l'ordre du jour, les niveaux et compositions variés de paludisme importé dans des pays exempts de paludisme, et la menace de résistance à l'artémisinine se propageant d'Asie du Sud-Est, il est nécessaire de mieux comprendre comment le flux moderne de passagers aériens relie chaque région endémique de Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax au reste du monde. MÉTHODES : Des cartes mondiales du risque de paludisme P. falciparum et P. vivax récemment construites, ainsi que des données sur les horaires de vol et les flux de passagers modélisés à travers le réseau aérien, ont été combinées pour décrire et quantifier la connectivité mondiale du paludisme par les voyages aériens. Des approches d'analyse de réseau ont ensuite été utilisées pour décrire et quantifier les modèles existants de flux de passagers pondérés par la prévalence du paludisme. Enfin, la connectivité au sein et vers la région d'Asie du Sud-Est, où la menace de la résistance à l'artémisinine importée est la plus élevée, a été examinée pour mettre en évidence les routes de risque de sa propagation. RÉSULTATS : Les analyses démontrent la connectivité substantielle qui existe désormais entre et depuis les régions endémiques du paludisme par le biais des voyages aériens. Bien que le réseau aérien offre des connexions vers des régions malarieuses précédemment isolées, il est clair que de grandes variations existent, avec des communautés régionales d'aéroports connectées par des taux de flux plus élevés qui se distinguent. Les structures de ces communautés ne sont souvent pas géographiquement cohérentes, avec des liens historiques, économiques et culturels évidents, et des variations entre P. falciparum et P. vivax. De plus, les résultats mettent en évidence combien les zones endémiques du paludisme en Afrique sont désormais bien connectées à l'Asie du Sud-Est, illustrant les nombreuses routes possibles que les souches résistantes à l'artémisinine pourraient emprunter. DISCUSSION : La croissance continue des voyages aériens joue un rôle important dans l'épidémiologie mondiale du paludisme, le monde endémique devenant de plus en plus connecté à la fois à des zones exemptes de paludisme et à d'autres régions endémiques. La recherche présentée ici constitue un premier effort pour quantifier et analyser la connectivité qui existe à travers le monde endémique du paludisme par le biais des voyages aériens, et fournir une évaluation de base des risques qu'elle entraîne pour le mouvement des infections.
Huang et al. (Vendredi,) ont étudié cette question.