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La solitude prédit la morbidité et la mortalité provenant de causes diverses, mais les raisons de cet effet restent floues. Peu de différences dans les comportements de santé traditionnels (par exemple, tabagisme, exercice, nutrition) ont été trouvées pour différencier les individus solitaires et non solitaires. Nous présentons des preuves qu'un comportement réparateur prototypique - le sommeil - fait effectivement une telle différenciation, non pas par des différences dans le temps passé au lit ou dans la durée du sommeil, mais par des différences dans l'efficacité : dans l'étude que nous rapportons ici, les individus solitaires ont montré une moins bonne efficacité du sommeil et plus de temps éveillé après le début du sommeil que les individus non solitaires. Ces résultats, qui ont été observés dans des conditions de laboratoire contrôlées et ont été trouvés généralisables à domicile, suggèrent que les individus solitaires peuvent être moins résilients que les individus non solitaires en partie parce qu'ils dorment moins bien. Ces résultats soulèvent également la possibilité que des facteurs sociaux tels que la solitude puissent non seulement influencer la sélection des comportements de santé, mais également moduler la salubrité des comportements réparateurs.
Cacioppo et al. (Mon,) ont étudié cette question.