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Résumé Considérons la phrase d'ouverture de The Hobbit de Tolkien : (1) In a hole in the ground there lived a hobbit. En écrivant cette phrase, Tolkien formule un énoncé fictionnel. Il existe deux conceptions influentes de la nature de tels énoncés. Selon la théorie du faux-semblant, le discours fictionnel équivaut à des assertions feintes. L'auteur n'affirmant pas réellement, mais faisant simplement semblant, un énoncé tel que celui de Tolkien est totalement dépourvu de force illocutoire. En revanche, selon la théorie alternative du faire-croire, le discours fictionnel prescrit au lecteur de faire semblant de croire au contenu de l'énoncé. Dans cet article, nous soutenons qu'aucune de ces deux approches n'est satisfaisante. Elles échouent toutes deux à distinguer l'acte linguistique de création de la fiction (par exemple, Tolkien écrivant la phrase ci-dessus) de l'acte linguistique de sa récitation (comme lire The Hobbit à haute voix pour ses enfants). En alternative à ces approches, nous proposons que la caractéristique essentielle de l'acte de parole de l'auteur réside dans son caractère productif, c'est-à-dire qu'il fait exister un certain état de choses au sein de la fiction. L'énoncé de Tolkien possède, selon nous, la force illocutoire d'une déclaration.
Bergman et al. (Fri,) ont étudié cette question.
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