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OBJECTIFS : Analyser des données représentatives au niveau national sur les prévalences à vie et sur 12 mois de l'usage et de la dépendance aux drogues illégales (marijuana/hashish, cocaïne/crack, héroïne, hallucinogènes), aux médicaments psychotropes prescrits à des fins non médicales (sédatifs, tranquillisants, stimulants, analgésiques) et aux inhalants ; et examiner les données sur les corrélats sociodémographiques de l'usage et de la dépendance. MÉTHODES : Les données proviennent de l'Enquête nationale sur la comorbidité, un entretien diagnostique structuré administré à des personnes âgées de 15 à 54 ans, qui génère des diagnostics fiables selon les définitions et critères du DSM-III-R. RÉSULTATS : Parmi les répondants, 51,0 % ont utilisé l'une des drogues mentionnées à un moment de leur vie, et 15,4 % l'ont fait au cours des 12 derniers mois. Ces estimations sont similaires à celles obtenues dans l'Enquête nationale sur la consommation de drogues de 1991, où la prévalence à vie était de 45,2 % et celle sur 12 mois de 16,7 % parmi les répondants dans la tranche d'âge de 15 à 54 ans. Parmi les répondants de l'Enquête nationale sur la comorbidité, 7,5 % (14,7 % des utilisateurs à vie) étaient dépendants à un moment de leur vie et 1,8 % l'étaient au cours des 12 derniers mois. L'estimation de la prévalence de la dépendance à vie a été réduite à 5,3 % lorsque le pourcentage de répondants dans la tranche d'âge de 28 à 54 ans qui ont signalé un début de dépendance depuis 10 ans (c'est-à-dire, lorsqu'ils avaient entre 18 et 44 ans) a été calculé. Cela est similaire à l'estimation de l'Étude sur les zones de captage épidémiologique de 5,1 % parmi les répondants âgés de 18 à 44 ans, une comparaison qui correspond aux deux études en termes d'année d'évaluation, d'âge de risque, et de cohorte. Les hommes étaient significativement plus susceptibles de signaler tant l'usage à vie que la dépendance sur 12 mois. L'usage et la dépendance étaient plus fréquents dans les cohortes nées après la Seconde Guerre mondiale que chez celles nées avant la fin de la guerre. Les prédicteurs démographiques de l'usage à vie différaient des prédicteurs de la dépendance à vie parmi les utilisateurs, et ceux-ci, à leur tour, différaient des prédicteurs de la dépendance récente parmi les personnes ayant un historique de dépendance à vie. CONCLUSIONS : L'usage de drogues et la dépendance sont très répandus dans la population générale. Le fait qu'il existe des différences dans les corrélats du premier usage, de la dépendance parmi les utilisateurs, et de la persistance de la dépendance signifie que de futures recherches visant à identifier les facteurs de risque modifiables doivent être basées sur des analyses désagrégées des différentes étapes de progression.
Lynn A. Warner (mer,) a étudié cette question.