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La langue humaine est proposée comme étant construite de manière hiérarchique selon des informations syntaxiques. Des études sur des langues avec des marqueurs morphosyntaxiques explicites (par ex., l'allemand) ont trouvé un réseau syntaxique clé frontotemporal qui comprend l'aire de Broca (Aire de Brodmann, BA 44/45) et le cortex temporal postérieur (pTC). Il n'est pas encore spécifié si ce réseau syntaxique est général à toutes les langues. Le mandarin est un cas d'essai empirique suggestif, manquant de morphosyntaxe et s'appuyant fortement sur des mots fonctionnels pour guider la construction de la hiérarchie syntaxique. En développant le paradigme de phrases jabberwocky, nous avons créé des ensembles de structures chinoises présentées visuellement formées par des mots fonctionnels et des pseudo-mots (la condition de structure), et nous avons contrasté les structures avec des listes de mots comparables (la condition de liste de mots) chez des adultes chinois parlant normalement lors d'une expérience d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Les participants devaient identifier la catégorie syntaxique de chaque structure en fusionnant ses constituants en hiérarchies syntaxiques, guidés par des mots fonctionnels. Comparé à la condition de liste de mots, la condition de structure (a) a suscité une plus grande implication du BA 44 gauche, et (b) a recruté un réseau syntaxique général comme le révèle la connectivité effective entre BA 44, le gyrus précentral et le pTC. Ces résultats spécifient la base neuronale de la syntaxe chinoise et corroborent davantage la faculté unique du langage humain à travers les langues de manière neurobiologiquement omniprésente.
Chen et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.