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L'effondrement suicidaire nécessite une attention tant à l'attaque sur le soi (égo) alors que des forces agressives sont déchaînées contre lui par le surmoi, qu'aux phases de désintégration de soi (régression de l'égo) qui suivent. Moins d'attention a été accordée à la régression de l'égo dans le suicide que à l'assaut dirigé par le surmoi sur l'égo dans la littérature psychanalytique ; cet article dirige l'attention sur les phénomènes de défaillance de l'égo et de désarticulation de la représentation de soi. L'étude clinique des patients suicidaires montre quatre aspects de l'effondrement suicidaire alors que l'égo se relâche : inondation affective, manœuvres désespérées pour contrer l'urgence mentale qui en résulte, perte de contrôle alors que le soi commence à se désintégrer, et plans grandioses et magiques pour la survie mentale alors que la représentation de soi se divise et que l'évacuation du corps devient plausible. Ces phénomènes sont discutés théoriquement en termes de régulation affective ratée, d'impuissance de l'égo, de reddition narcissique, d'effondrement du monde représentatif et de perte de test de réalité.
John T. Maltsberger (Mar,) a étudié cette question.