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Au cours des vingt dernières années de la Deuxième République italienne, trois réformes électorales ont eu lieu et une quatrième est en cours. La première réforme a eu lieu en 1993, prévoyant l'abandon du système de représentation proportionnelle (RP) établi de la Première République et l'introduction d'un système électoral mixte. La deuxième réforme a été approuvée en 2005, lorsque le précédent système électoral mixte a été remplacé par un nouveau système électoral mixte. La troisième réforme électorale a été introduite au début de 2014, lorsque la Cour constitutionnelle a exclu la constitutionnalité d'un certain nombre de dispositions du système électoral de 2005 (tout en laissant d'autres intactes) et a introduit de facto un système de RP. Une quatrième réforme électorale est maintenant en cours au Parlement, et si elle est approuvée, elle rétablira un système électoral mixte similaire à celui de 2005, mais (on l'espère) dans une forme compatible avec la constitution. Dans cet article, j'analyse les raisons pour lesquelles, et dans quelles circonstances, ces réformes électorales ont eu lieu et rend compte de leurs caractéristiques et effets pertinents. L'objectif principal est d'évaluer dans quelle mesure chacune d'elles a contribué, ou a le potentiel de contribuer, à remodeler le système partisan et le processus de formation du gouvernement dans un 'patron' ou 'vision' de la démocratie plus majoritaire.
Alessandro Chiaramonte (Fri,) a étudié cette question.