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LES TROIS DERNIÈRES DÉCADES du dix-neuvième siècle furent la belle époque des phobies. Pendant cette première phase d'investigation, il semblait, il faut le croire, qu'aucune espèce de terreur, aussi fébrile soit-elle, ne pouvait se hisser immédiatement au statut de syndrome. En 1896, dans sa Psychologie des émotions, Théodule Ribot évoquait l'inondation de la psychiatrie par un "véritable déluge" de plaintes allant du relativement banal et explicite, tel que la claustrophobie, à l'extrêmement idiosyncratique, comme la triakaïdékaïphobie, ou la peur du nombre 13 (213). Vingt ans plus tard, dans ses Cours introductifs sur la psychanalyse, Sigmund Freud allait répondre avec une impatience similaire à la liste des phobies dressée par le psychologue américain Stanley Hall. Hall avait réussi à en trouver 132 (446).
David Trotter (Mer,) a étudié cette question.