Cette étude a exploré les perceptions du risque d'abus d'alcool parmi les personnes sous traitement antirétroviral (TAR) qui se sont auto-identifiées comme consommatrices d'alcool. Vingt-six personnes recevant un TAR dans un cadre ambulatoire ont été interrogées sur leur perception du risque d'abus d'alcool. Les données ont été analysées thématiquement. Les résultats suggèrent que les participants ont développé des routines pour consommer de l'alcool autour des moments où ils prenaient leurs médicaments antirétroviraux afin de réduire l'impact négatif. Ils ont également rapporté des stratégies de réduction du risque d'abus d'alcool telles que la réduction de la consommation d'alcool en raison de l'événement d'un diagnostic d'infection par le VIH et/ou le début d'un traitement antirétroviral, ainsi que la réduction de la consommation d'alcool suite à une éducation à la santé ou à un counseling par le personnel de santé. Ces résultats suggèrent un besoin d'interventions sur l'alcool adaptées aux patients en TAR.
Le Conseil de recherche des sciences humaines (Sat,) a étudié cette question.