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La plupart des études précédentes sur les conséquences attentionnelles des mouvements oculaires saccades ont utilisé des stimuli périphériques pour provoquer des mouvements oculaires. On soutient qu'à la lumière des preuves montrant la « capture » automatique de l'attention par des stimuli périphériques, ces expériences ne distinguent pas entre les effets attentionnels dus aux stimuli périphériques et ceux dus aux mouvements oculaires. Dans la présente étude, l'attention spatiale a été manipulée en variant la probabilité que des stimuli de sondage périphériques apparaissent à différentes positions, tandis que les saccades étaient dirigées par une flèche centrale, permettant de séparer les effets de l'attention et des mouvements oculaires. Les résultats ont montré que le temps de réaction à un stimulus périphérique pouvait être raccourci à la fois par la connaissance préalable de sa position probable et, séparément, par la préparation à effectuer une saccade vers cette position. Lorsque la saccade était dirigée loin de la position la plus probable du sondage, les cibles pour l'attention et les mouvements oculaires étaient de part et d'autre de l'écran. Dans cette condition, les effets de préparation à effectuer une saccade se sont révélés plus forts que les effets d'allocation attentionnelle, et ce, jusqu'à bien après la fin de la saccade, suggérant que faire une saccade implique nécessairement l'allocation de l'attention à la position cible. Les effets des stimuli de sondage sur les latences de saccade ont également été examinés : les stimuli de sondage apparus avant la saccade ont raccourci les latences de saccade s'ils étaient présents au niveau de la cible de la saccade, et allongé les latences de saccade s'ils apparaissaient du côté opposé à la fixation. Ces effets facilitants et inhibiteurs ont montré qu'ils se produisent à différents stades de la préparation de la saccade et suggèrent que l'attention joue un rôle important dans la génération de mouvements oculaires volontaires. Les résultats de cette étude indiquent que, bien qu'il soit possible d'effectuer des mouvements d'attention sans effectuer des mouvements oculaires correspondants, il n'est pas possible d'effectuer un mouvement oculaire (en l'absence de stimulation périphérique) sans effectuer un changement correspondant dans le focus de l'attention.
Shepherd et al. (Fri,) ont étudié cette question.
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