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Les substances poly- et perfluoroalkyles (PFAS) sont des produits chimiques synthétiques artificiels qui existent depuis plus de 70 ans. Bien qu'elles soient actuellement en cours de retrait, leur persistance dans l'environnement est généralisée. Les preuves s'accumulent concernant le lien entre l'exposition aux PFAS et les effets sur la santé, un problème de préoccupation puisque des PFAS comme le sulfonate de perfluorooctane (PFOS) et l'acide perfluorooctanoïque (PFOA) s'accumulent dans l'organisme humain, avec une demi-vie de plusieurs années. De nombreuses études épidémiologiques suggèrent qu'à l'échelle mondiale, la qualité du sperme a diminué au cours des dernières décennies. Un des effets les plus préoccupants du PFOS et du PFOA est leur association avec des niveaux de testostérone plus bas, similaire aux observations cliniques chez les hommes infertiles. Cette revue se concentre donc sur les effets associés au PFOS/PFOA sur la santé reproductive masculine. Les sources de PFAS dans l'eau potable sont listées. Les études épidémiologiques actuelles reliant l'exposition accrue aux PFAS à une baisse de la testostérone et de la qualité du sperme, ainsi que les preuves provenant d'études sur des rongeurs soutenant leur fonction en tant que perturbateurs endocriniens du système reproducteur, montrant des réponses dosées non monotoniques, sont notées. Enfin, leurs mécanismes d'action et les effets toxiques possibles sur les cellules de Leydig, de Sertoli et germinales sont discutés. Les efforts futurs en matière de recherche doivent envisager d'utiliser de meilleurs systèmes modèles humains pour l'exposition, en utilisant des fenêtres de susceptibilité à l'exposition aux PFAS plus précises et des améliorations dans la modélisation statistique des données pour tenir compte des propriétés perturbatrices endocriniennes des PFAS.
Tarapore et al. (Mon,) ont étudié cette question.