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CONTEXTES : La transplantation intracérébrale de neurones dopaminergiques fœtaux est une nouvelle approche prometteuse pour le traitement de la maladie de Parkinson. Les patients présentant un parkinsonisme induit par le 1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine (MPTP) ont une lésion relativement stable limitée au système nigrostrié, ce qui les rend des candidats idéaux à la transplantation. Une amélioration de la fonction motrice après greffe neuronale a déjà été observée chez des primates non humains présentant un parkinsonisme induit par MPTP. MÉTHODES : Nous avons greffé du tissu fœtal humain provenant du mésencéphale ventral (obtenu six à huit semaines après la conception) bilatéralement au niveau du caudé et du putamen chez deux patients immunosupprimés présentant un parkinsonisme sévère induit par MPTP, en utilisant une technique stéréotaxique. Les patients ont été régulièrement évalués à l'aide d'échelles cliniques, de tests chronométrés de performance motrice et de tomographie par émission de positons au fluorodopa 18F durant les 18 mois précédant l'opération et les 22 à 24 mois suivant l'opération. RÉSULTATS : Les deux patients ont connu une amélioration substantielle et durable de la fonction motrice et sont devenus beaucoup plus indépendants. Après l'opération, la dose d'entretien de lévodopa du second patient a été réduite à 150 mg par jour, soit 30 pour cent de la dose initiale. La capture striatale du fluorodopa est restée inchangée 5 à 6 mois après l'opération mais a été considérablement et bilatéralement augmentée à 12-13 et 22-24 mois chez les deux patients, parallèle à l'amélioration clinique des patients. Il n'y a pas eu de complications graves. CONCLUSIONS : L'implantation bilatérale de tissu mésencéphalique fœtal peut induire une amélioration fonctionnelle substantielle à long terme chez les patients atteints de parkinsonisme et de déplétion sévère en dopamine, et elle est accompagnée d'une augmentation de la capture du fluorodopa par le striatum. Les résultats chez ces patients ressemblent à ceux obtenus chez des primates traités par MPTP et suggèrent que cela constituera un modèle utile pour l'évaluation des thérapies de transplantation dans la maladie de Parkinson.
Widner et al. (1992) ont étudié cette question.