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La migration de retour est un domaine peu exploré des études sur la mobilité des populations. Bien que l'intention de retour ne soit pas une garantie de sa réalisation, les migrants qui expriment l'intention de revenir ont une meilleure chance de l'accomplir par rapport à ceux qui n'y pensent même pas. La migration de retour peut avoir une grande importance pour le développement global du pays d'origine, en particulier en ce qui concerne le retour des jeunes. Cet article présente les résultats d'une enquête menée auprès des membres de la deuxième génération de migrants serbes dans le canton de Lucerne (Suisse) afin de déterminer leurs intentions de retour. La recherche exclut la possibilité d'un retour à court terme (temporaire), et les répondants ont répondu aux questions concernant exclusivement le retour permanent. À des fins de recherche, un questionnaire en ligne a été réalisé ainsi que des entretiens. Les résultats ont indiqué la complexité et l'indissolubilité des liens des migrants avec la République de Serbie à différents niveaux. Cependant, l'intention de retour s'est révélée être influencée par un certain nombre de facteurs, principalement liés à la satisfaction de vie dans le pays de destination. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que la plupart des répondants (48,4 %) ne prévoient pas de retourner en Serbie, certains d'entre eux (30,3 %) pourraient revenir, tandis que le plus petit nombre de répondants (21,2 %) a l'intention de retourner. En revanche, contrairement aux intentions des répondants eux-mêmes, il a été constaté que les parents des répondants (la première génération de migrants) ont une plus grande intention de retourner en Serbie (66,7 %). En croisant les données, il a été déterminé que l'intention de retour est particulièrement marquée parmi les hommes employés et mariés, qui envoient des envois de fonds et visitent la Serbie deux à cinq fois par an. L'intention de rester dans le pays de destination est la plus marquée parmi les femmes âgées de 20 à 24 ans qui sont employées, non mariées et n'ont pas d'enfants. De plus, les résultats ont montré que les répondants qui envisagent de revenir sont plus susceptibles de prendre contact avec des amis et des proches en Serbie que les répondants qui ne prévoient pas de revenir.
Šantić et al. (Vendredi) ont étudié cette question.