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Une étude spectroscopique micro‐Raman approfondie des peintures rupestres préhistoriques trouvées dans la région de Hararghe, en Éthiopie, a été réalisée, dans le but d'évaluer l'habileté de production de l'artiste local et la période de production des peintures découvertes. La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier par réflexion totale atténuée (ATR‐FTIR) et la spectroscopie par rupture de faisceau laser (LIBS) ont été utilisées comme techniques auxiliaires. Des micro-échantillons ont été prélevés sur des parties de figures peintes rouges, blanches et noires représentant des animaux domestiques et sauvages. Les pigments utilisés par les artistes étaient de l'hématite pour la couleur rouge, de la calcite ou du gypse pour la couleur blanche, et des matériaux carbonés pour la coloration noire. Un pigment vert a également été étudié ; il s'est avéré être fait de terre verte. Une quantité consistante de Ca-oxalate a été trouvée en particulier sur les échantillons rouges ainsi que sur les blancs. Des études antérieures attribuaient l'origine des oxalates à une attaque sur un substrat biologique, tandis que dans le cas présent, le Ca-oxalate est attribué à l'utilisation d'une matière organique pour étaler correctement les pigments sur le substrat. Une analyse en composantes principales a été effectuée sur les spectres d'hématite ; elle a révélé que les caractéristiques spectrales pourraient être indicatives de différents sites et de l'âge relatif. Ces évaluations novatrices offrent une nouvelle perspective sur la connaissance de la technologie picturale de l'art rupestre de la Corne de l'Afrique. Copyright © 2011 John Wiley & Sons, Ltd.
Lofrumento et al. (Wed,) ont étudié cette question.