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L'échec de SPRINTEL, un système d'information interorganisationnel à Prato (Italie), soulève un certain nombre de questions intéressantes concernant les perspectives technico-économiques et socio-politiques qui dominent actuellement la littérature sur les systèmes d'information / technologies de l'information. Ces questions soulignent l'importance de développer des perspectives théoriques supplémentaires afin de mieux comprendre le rôle des systèmes d'information dans les organisations. Cet article réfléchit à ces questions et à leurs fondements théoriques dans le contexte d'une étude de cas. L'étude de cas décrit la mise en œuvre, l'utilisation et les résultats d'un système d'information interorganisationnel. Une analyse est effectuée pour déterminer dans quelle mesure les perspectives technico-économiques et socio-politiques suffisent à expliquer l'échec de ce système. Le résultat de l'analyse montre que ces deux perspectives sont insuffisantes pour fournir une explication. Sur la base de la littérature provenant de diverses sources, une troisième perspective, complémentaire, est développée. Tout comme la perspective socio-politique (Kling 1980), cette perspective est également une perspective interactionniste. Cependant, au lieu de se concentrer sur la politique et le conflit comme mode d'interaction principal, elle se concentre sur la collaboration et la coopération comme clé pour comprendre les processus d'interaction. Cette perspective introduit une troisième rationalité des systèmes d'information dans laquelle la confiance, le capital social et les relations collaboratives deviennent les concepts clés pour l'interprétation.
Kumar et al. (Mon,) ont étudié cette question.