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La gestion des petites masses testiculaires diagnostiquées incidentellement (STM) est controversée. Bien qu'il existe un risque de malignité, il pourrait être réaliste de chercher à préserver en toute sécurité les testicules portant des masses bénignes. Cette étude vise à évaluer systématiquement les preuves concernant la prévalence des STM, leur histologie bénigne ou maligne et leur gestion. Nous avons effectué une recherche systématique dans la littérature pour des études rapportant des masses testiculaires petites ou incidentales et leur gestion par orchiectomie radicale, chirurgie de conservation des testicules (TSS) ou surveillance par échographie (US). Nous avons initialement filtré 2126 résumés et parmi ceux-ci, 57 études ont satisfait aux critères d'inclusion. Des masses testiculaires ont été détectées chez 1,74 % des patients subissant une examination par US. En ce qui concerne les STM retirées par chirurgie, 41,12 % étaient bénignes. L'examen des coupes congelées intra-opératoires (FSE) est un outil fiable pour discriminer entre les masses testiculaires bénignes et malignes (précision moyenne de 93,05 %), soutenant la TSS. Les lésions bénignes étaient associées à un diamètre plus petit (<1 cm 68,78 % bénignes), étaient souvent hypoéchogènes et présentaient des marges régulières en US. Conclusions : Les petites masses testiculaires sont souvent bénignes. Les schémas cliniques et US ne sont pas assez précis pour inclure les patients dans les protocoles de surveillance et la TSS associée à la FSE est essentielle pour éviter le retrait des testicules portant des lésions bénignes. De futures recherches pourraient révéler de nouveaux outils d'imagerie ou des biomarqueurs pour soutenir la gestion clinique.
Henriques et al. (Jeudi) ont étudié cette question.