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Résumé Chez les femmes, la dégradation de l'endomètre, qui correspond aux menstruations, est caractérisée par de fortes concentrations de médiateurs inflammatoires et de cellules immunitaires qui représentent ~40% du compartiment stromal pendant la desquamation tissulaire. Ces cellules inflammatoires sont connues pour jouer un rôle essentiel dans la dégradation tissulaire, mais leur contribution à la réparation rapide et sans cicatrice de l'endomètre reste mal comprise. Dans la présente étude, nous avons utilisé un modèle murin de menstruation pour étudier les modifications dynamiques des phagocytes mononucléés pendant la réparation et le remodelage de l'endomètre. La menstruation a été simulée chez des souris MacGreen pour permettre la visualisation des phagocytes mononucléés CSF1R + . L'immunohistochimie a révélé des modifications spatio-temporelles dynamiques du nombre et de la localisation des cellules CSF1R-EGFP + et des neutrophiles Ly6G + . La cytométrie en flux a confirmé une augmentation spectaculaire du nombre de cellules GFP + pendant la réparation (24 h) : les cellules ayant afflué étaient à 66% F4/80 + Gr-1 + et à 30% F4/80 − Gr-1 + . L'immunomarquage a identifié des populations distinctes de monocytes putatifs « classiques » (GFP + F4/80 − ), de macrophages dérivés de monocytes (GFP + F4/80 + ) et une population stable de macrophages putatifs résidents des tissus (GFP - F4/80 + ), localisés respectivement dans les zones de dégradation, de réparation et de remodelage. Dans l'ensemble, ces données apportent la première preuve convaincante en faveur d'un rôle des différentes populations de monocytes/macrophages dans la réparation endométriale et constituent une base pour de futures études sur le rôle de ces cellules dans la guérison sans cicatrice.
Cousins et al. (Wed,) ont étudié cette question.