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Nous avons calculé un indicateur simple de disponibilité alimentaire en utilisant des données provenant de 93 sites dans 17 pays à travers des agroécologies contrastées en Afrique subsaharienne (>13,000 ménages agricoles) et avons analysé les facteurs de variations de la disponibilité alimentaire. La production de cultures était la principale source d'énergie, contribuant à 60 % de la disponibilité alimentaire. La contribution des revenus hors agriculture à la disponibilité alimentaire variait de 12 % pour les ménages n'ayant pas suffisamment de nourriture disponible (18 % de l'échantillon total) à 27 % pour les 58 % de ménages disposant d'une nourriture suffisante. En utilisant seulement trois variables explicatives (taille du ménage, nombre de bétail et superficie des terres), nous avons pu prédire correctement le statut déterminé par l'agriculture de disponibilité alimentaire pour 72 % des ménages, mais les relations étaient fortement influencées par le degré d'accès au marché. Nos analyses suggèrent que cibler la pauvreté en améliorant l'accès au marché et les opportunités hors agriculture est une meilleure stratégie pour augmenter la sécurité alimentaire que de se concentrer sur la production agricole et de combler les écarts de rendement. Cela nécessite une harmonisation des politiques multisectorielles, des incitations et une diversification des sources d'emploi plutôt qu'un focus unique sur le développement agricole. Reconnaître et comprendre la diversité des ménages agricoles de petits exploitants en Afrique subsaharienne est essentiel pour la conception de politiques visant à améliorer la sécurité alimentaire.
Frelat et al. (Mon,) ont étudié cette question.