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La gravité du feu peut varier considérablement au sein et entre les incendies, même dans la forêt boréale canadienne où les régimes d'incendie consistent principalement en des incendies qui remplacent la strate. Nous avons étudié les effets de la gravité du feu sur l'occupation à long terme des brûlis par (i) les insectes saproxyliques et (ii) trois oiseaux fouilleurs de bois. Sur la base des observations réalisées 6 à 11 ans après l'incendie dans des forêts conifériennes brûlées qui variaient en gravité du feu au Québec, Canada, nos résultats indiquent que les portions à faible gravité des brûlis ont probablement fourni des conditions d'arbres morts propices à la présence à long terme d'insectes et d'oiseaux associés au bois mort. Le pic noir, un spécialiste des forêts post-incendie, était encore abondant 6 et 8 ans après l'incendie. Ce modèle peut être expliqué par la persistance de plusieurs espèces d'insectes saproxyliques qui sont associées à des arbres récemment morts et par l'effet positif de la gravité du feu plus faible sur l'abondance d'Arhopalus foveicollis, un cérambycid avec un cycle de vie long dans le bois mort. Le pic à trois orteils américain et le grimpereau brun, ainsi que leurs proies associées (insectes Scolytinae), étaient plus abondants dans des peuplements brûlés de gravité inférieure comparés à ceux de gravité supérieure. Nous concluons que des arbres morts et des peuplements brûlés moins sévèrement au sein de brûlis de haute gravité peuvent favoriser la présence à long terme de réseaux trophiques impliquant des insectes saproxyliques et des oiseaux fouilleurs de bois dans les forêts boréales brûlées.
Nappi et al. (Jeudi,) ont étudié cette question.