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OBJECTIF : Il y a un manque de recherche empirique robuste examinant les troubles mentaux et le homicide-suicide. Les dossiers médicaux de soins primaires sont rarement utilisés dans la recherche sur le homicide-suicide. Les objectifs de cette étude étaient de décrire les caractéristiques des délinquants et des victimes ; de déterminer la prévalence des troubles mentaux et le contact avec les services de santé mentale, et d’examiner les événements indésirables avant l’infraction. MÉTHODES : Il s’agissait d’une étude mixte basée sur une série de cas consécutifs d’infractions en Angleterre et au Pays de Galles survenant entre 2006 et 2008. 60 homicides-suicides ont été enregistrés. Les sources de données comprenaient les dossiers des coroners, les dossiers de police, les dossiers de Médecine Générale (MG) et de santé mentale spécialisée, ainsi que des articles de journaux. RÉSULTATS : Les résultats montrent que la plupart des victimes étaient des conjoints/partenaires et/ou des enfants. La plupart des auteurs étaient des hommes (88 %) et la plupart des victimes étaient des femmes (77 %). Les incidents étaient généralement précédés d’une rupture de la relation et d’une séparation. 62 % avaient des problèmes de santé mentale. Un quart avait consulté un MG pour détresse émotionnelle dans le mois précédant l’incident. Peu avaient eu un contact récent avec des services de santé mentale avant l’incident (12 %). L’auto-agression (26 %) et la violence domestique (39 %) étaient courantes. CONCLUSION : En conclusion, les MG ne peuvent pas être censés prévenir directement le homicide-suicide, mais ils peuvent réduire le risque de manière générale, via le traitement de la dépression et la reconnaissance des risques associés à la violence domestique.
Flynn et al. (Samedi) ont étudié cette question.