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OBJECTIFS : Nous avons déterminé la proportion de travailleurs répondant aux critères d'épisodes dépressifs majeurs au cours de l'année écoulée et avons examiné l'association entre les variables de stress psychosocial au travail et ces épisodes. MÉTHODES : Les données ont été tirées de l'Enquête canadienne sur la santé de la population 1.2, une enquête basée sur la population de 24324 individus employés vivant en communauté réalisée en 2002. Nous avons évalué les épisodes dépressifs à l'aide de l'Entretien diagnostique international composite. RÉSULTATS : Parmi l'échantillon original, 4,6 % (n pondéré = 745948) répondaient aux critères d'épisodes dépressifs majeurs. Un strain professionnel élevé était significativement associé à la dépression chez les hommes (rapport de cotes OR = 2,38 ; intervalle de confiance IC à 95 % = 1,29, 4,37), et le manque de soutien social au travail était significativement associé à la dépression chez les deux sexes (hommes, OR = 2,70 ; IC à 95 % = 1,55, 4,71 ; femmes, OR = 2,37 ; IC à 95 % = 1,71, 3,29). Les femmes ayant de faibles niveaux d'autorité décisionnelle étaient plus susceptibles de souffrir de dépression (OR = 1,59 ; IC à 95 % = 1,06, 2,39) que celles ayant des niveaux d'autorité élevés. CONCLUSIONS : Une proportion significative de la main-d'œuvre a souffert d'épisodes dépressifs majeurs au cours de l'année précédant notre étude. Les différences de genre semblent influencer les facteurs de stress au travail qui augmentent le risque de dépression. Des stratégies de prévention doivent être élaborées avec les employeurs et les organisations d'employés pour aborder l'organisation du travail et accroître le soutien social.
Blackmore et al. (Ven,) ont étudié cette question.