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Comment devrions-nous mesurer la résilience d’un ménage face aux extrêmes climatiques, au changement climatique ou à d’autres menaces évolutives ? Alors que la résilience prend de l'ampleur sur la scène internationale, l'intérêt pour cette question continue de croître. Jusqu'à présent, les efforts pour mesurer la résilience se sont principalement concentrés sur l'utilisation de cadres et de méthodes de sélection des indicateurs 'objectifs'. Ceux-ci dépendent généralement d'un ensemble de variables socio-économiques observables, telles que les niveaux de revenu, l'étendue du capital social d'un ménage ou son accès aux filets de sécurité sociale. Pourtant, bien que les méthodes objectives aient leurs utilités, elles souffrent de faiblesses bien documentées. Cet article plaide pour l'utilisation d'une méthode alternative mais complémentaire : la mesure de la résilience 'subjective' au niveau des ménages. Le concept de résilience subjective découle de l'idée que les gens comprennent les facteurs qui contribuent à leur capacité à anticiper, tamponner et s'adapter à la perturbation et au changement. La résilience subjective des ménages se rapporte donc à l'auto-évaluation cognitive et affective d'un individu concernant les capacités et compétences de son ménage à répondre au risque. Nous discutons des avantages et des limitations de la mesure de la résilience subjective des ménages et soulignons ses relations avec d'autres concepts tels que la capacité d'adaptation perçue, le bien-être subjectif et la résilience psychologique. Nous proposons ensuite différentes options pour la conception et la livraison de questions d'enquête sur la résilience subjective des ménages. Bien que l'approche que nous décrivons soit centrée sur le niveau des ménages, nous montrons comment elle pourrait être agrégée pour éclairer les métriques et indicateurs de résilience subnationaux ou nationaux. Enfin, nous soulignons comment les méthodes subjectives d'évaluation de la résilience pourraient être utilisées pour améliorer les politiques et la prise de décision. Surtout, nous soutenons qu’en parallèle des mesures et indicateurs objectifs traditionnels, les efforts pour mesurer la résilience devraient prendre en compte les aspects subjectifs de la résilience des ménages afin d'assurer une compréhension plus holistique de la résilience face aux extrêmes climatiques et aux catastrophes.
Jones et al. (ven,) ont étudié cette question.