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Résumé Ce travail se concentre exclusivement sur les aspects économiques modernes de l'impérialisme. Nous le définissons comme une appropriation nette persistante et à long terme de la valeur ajoutée par les pays impérialistes à haute technologie aux dépens des pays dominés à basse technologie. Ce processus s'inscrit dans la tendance séculaire à la baisse de la rentabilité, non seulement dans les pays impérialistes mais aussi dans les pays dominés. Nous identifions quatre canaux par lesquels la valeur ajoutée circule vers les pays impérialistes : le seigneuriage monétaire ; les flux de revenus provenant des investissements en capital ; les échanges inégaux à travers le commerce ; et les variations des taux de change. Nous portons une attention particulière à la théorisation et à la quantification de l'UE internationale et des mouvements des taux de change. En ce qui concerne l'UE, nous étendons la procédure de transformation de Marx au cadre international. Nous utilisons deux variables dans l'analyse de l'UE : la composition organique du capital et le taux d'exploitation, et nous mesurons laquelle de ces deux variables est plus importante dans les transferts d'UE. Nous recherchons une période plus longue que dans toute étude précédente. Nous introduisons également la distinction entre échange inégal étroit et large selon que deux pays sont supposés échanger uniquement entre eux ou également avec le reste du monde. Quant à l'analyse des taux de change comme canal d'appropriation de la valeur ajoutée internationale, nous rejetons les approches conventionnelles car elles sont ancrées dans la théorie de l'équilibre. Nous trouvons des preuves empiriques très fortes que les taux de change tendent vers le point où les productivités sont égalisées. Ce n'est qu'une tendance car cette égalisation est intrinsèquement incompatible avec la nature de l'impérialisme. Enfin, compte tenu de son actualité, nous appliquons notre analyse à la relation entre les États-Unis et la Chine et constatons que la Chine n'est pas un pays impérialiste selon notre définition et nos données.
Carchedi et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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