Résumé Dans sa Pohvala Svetom Knezu Lazaru, Jefimija transcende le rôle traditionnel de veuve de cour pour émerger en tant que proto-théologien au sein du milieu hésychaste de la Serbie médiévale tardive. Écrite à la suite de la défaite du Kosovo, son poème brodé d'or n'est pas simplement un lamentation mais un acte mystique d'intercession. En invoquant des saints, canalisant la justice divine, et encadrant le martyre de Lazar dans la sotériologie orthodoxe, elle tisse directement la théologie dans le corps matériel du saint. Sa voix, ancrée dans l'humilité mais riche d'une urgence eschatologique, démontre comment les femmes orthodoxes, à travers le lament, pouvaient participer à façonner à la fois les paysages spirituels et politiques de leur époque. La Pohvala de Jefimija est donc non seulement un artefact culturel mais aussi une performance liturgique-théologique, résonnant avec la quête hésychaste de l'union divine et de la salvation nationale.
Srđan M Jovanović (jeu.) a étudié cette question.