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CONTEXTE ET OBJECTIF : Évaluer l'évolution de la consommation de gadolinium et des scanners d'imagerie par résonance magnétique (IRM) en France et en Bretagne occidentale (France) et comparer les pratiques régionales entre les hôpitaux publics et privés pour chaque spécialité organique. MATÉRIAUX ET MÉTHODES : Nous avons collecté des données provenant des registres de santé nationaux et universels, ainsi que des structures de santé de Bretagne occidentale, entre 2011 et 2018, concernant le nombre d'examens d'IRM et de machines, le nombre de GBCAs délivrés (agents de contraste à base de gadolinium), les prescriptions et les protocoles d'administration. RÉSULTATS : Au cours des huit dernières années, nous avons observé une augmentation du nombre de machines IRM mises en œuvre en France (62 %), corrélée avec l'augmentation de la consommation annuelle de gadolinium (quantité de GBCAs délivrés en kg, 64 %), sans modification de la quantité annuelle de gadolinium utilisée par machine (2,7 kg en 2018). En Bretagne occidentale, l'impact du gadolinium est attribué aux examens de neuroimagerie (50 % IC95 % 45 ;56 de tous les examens avec agents de contraste), suivi des examens thoraciques et abdominaux (23 % IC95 % 18 ;28). Le ratio d'examens injectés par rapport à tous les examens est plus élevé dans les hôpitaux publics que dans les hôpitaux privés (respectivement 48 % IC95 % 46 ;49 contre 29 % IC95 % 26 ;30). CONCLUSION : La consommation de gadolinium augmente, corrélée avec l'augmentation du nombre d'examens réalisés. Régionalement, l'impact principal provient des examens de neuroimagerie. Aucun changement de pratiques n'a été observé ces dernières années malgré quelques avertissements concernant les dépôts de gadolinium et les conséquences environnementales.
Chazot et al. (Sat,) ont étudié cette question.
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