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Réduire la distance physique entre les ingénieurs R&D et entre R&D et marketing est largement considéré comme un moyen de favoriser une communication plus fréquente et donc de meilleures performances en développement de produits. Cependant, les preuves empiriques de l'effet de la co-localisation sur la fréquence de communication posent problème pour deux raisons : (1) les données probantes présentent souvent peu de réalisme contextuel ou une validité interne douteuse, et (2) l'analyse ne traite pas des problèmes statistiques typiques des données de réseau. Notre étude évite le premier problème en utilisant des données de réseau séquentielles collectées lors d'un quasi-expériment à une entreprise industrielle qui a regroupé ses équipes de R&D dans une nouvelle installation. Nous évitons le second problème en utilisant la méthode de Wasserman et Iacobucci (1988) pour l'analyse statistique des données de réseau séquentielle. Nos résultats montrent que la communication entre les équipes de R&D a été renforcée après la co-localisation de ces équipes. Étonnamment, la fréquence de communication entre R&D et marketing n'a pas été affectée par l'augmentation de la distance physique. Cela peut suggérer que les procédures commerciales accompagnant la relocalisation ont empêché un écart croissant entre R&D et marketing. Alternativement, cela peut indiquer que l'effet de la co-localisation dépend du contenu et du support des flux de communication.
Bulte et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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