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Il est largement supposé que le niveau de soutien populaire accordé aux gouvernements dépend de la réussite de ces derniers à gérer l'économie. Certaines études récentes ont tenté de tester cette idée en estimant la relation statistique entre la popularité du gouvernement dans les sondages d'opinion et divers indicateurs de l'état de l'économie tels que les taux de chômage, les taux d'inflation, les taux de croissance, etc. L'une des conclusions générales de ces études est que la popularité est significativement corrélée à l'ensemble de ces indicateurs du niveau de vie. Toutes reposent cependant sur l'hypothèse selon laquelle les électeurs se comportent comme s'ils avaient une connaissance parfaite de l'état de l'économie, tel qu'exposé par exemple par le Government Statistical Service. La question de savoir si cette hypothèse s'approche, dans les faits, de la vérité dépendra toutefois en grande partie de la manière dont les médias populaires présentent les tendances et les relations économiques à leur public. S'il existe des lacunes et des biais dans l'information présentée à de nombreux électeurs, ces derniers réagiront alors à une image de l'économie qui peut différer considérablement de celle offerte par des publications telles que Economic Trends, et le gouvernement vendra ses politiques sur un marché hautement imparfait. L'objectif de cet article est de mener une enquête préliminaire sur l'image de l'économie présentée par un média de communication important, à savoir les journaux à grand tirage. Le but est de montrer comment, d'abord la portée, puis l'interprétation des données économiques présentées par la presse populaire ont évolué au cours de la période 1960–80. Les limites de cette méthode doivent être explicitées. Nous ne prenons pas en compte toutes les sources dont les citoyens tirent des informations sur l'économie (communications personnelles, radio, télévision, journaux), mais uniquement la dernière et probablement la plus partisane d'entre elles. Cette Note ne propose donc en aucun cas « la perception de l'économie par l'homme de la rue », mais simplement l'image de l'économie présentée par un média d'information influent.
Paul Mosley (Sun,) a étudié cette question.