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CONTEXTE : L'ubiquité de l'utilisation des téléphones cellulaires dans la vie quotidienne des jeunes est devenue un domaine de préoccupation prioritaire pour la santé mentale des jeunes. OBJECTIF : Cette étude a mesuré la prévalence de la dépression et son association avec une utilisation élevée du téléphone portable parmi les jeunes à Soweto et Durban, Afrique du Sud. MÉTHODES : Nous avons analysé des données d'enquête transversales de base chez des jeunes âgés de 16 à 24 ans ayant participé à une étude de cohorte à double site, 'AYAZAZI', menée de 2014 à 2017. Le résultat principal était la dépression, mesurée grâce à l'échelle de dépression de l'Institut de Recherche Épidémiologique, avec un score de ≥ 10 indiquant une dépression probable. L'utilisation du téléphone portable a été mesurée par le nombre moyen d'heures d'utilisation active déclaré par soi-même, avec une 'haute utilisation du téléphone portable' définie comme une utilisation quotidienne de ≥ 8 heures. Des modèles de régression logistique multivariables ont évalué la relation indépendante entre une utilisation élevée du téléphone portable et une dépression probable, en ajustant pour d'éventuels facteurs de confusion. RÉSULTATS : < .001). Dans le modèle ajusté global, les jeunes déclarant une utilisation quotidienne élevée du téléphone portable avaient des cotes plus élevées de dépression probable (aOR : 1,83, IC à 95 % : 1,16-2,90). Dans les modèles stratifiés par sexe, une utilisation élevée du téléphone portable était associée à une dépression probable chez les femmes (aOR : 2,51, IC à 95 % : 1,47-4,31), mais pas chez les hommes (aOR : 0,87, IC à 95 % : 0,35-2,16). CONCLUSIONS : Parmi une cohorte de jeunes Sud-Africains, nous avons trouvé une haute prévalence de dépression probable et d'utilisation élevée du téléphone portable (30 %). Les résultats indiquent un besoin d'initiatives intersectorielles axées sur un soutien significatif en santé mentale pour les jeunes Sud-Africains afin de promouvoir une croissance et un développement positifs.
Dietrich et al. (Ven,) ont étudié cette question.