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CONTEXTE : Les réfugiés et les demandeurs d'asile souffrent souvent de stress liés à la migration et de psychopathologies associées. Cependant, offrir un traitement psychologique à cette population présente un certain nombre de barrières (par exemple, les différences culturelles et linguistiques), qui sont largement considérées comme un frein au succès et à la continuité du traitement. OBJECTIF : La revue systématique et méta-analyse actuelles visent à fournir les premières preuves complètes sur la prévalence et les prédicteurs d'abandon dans le traitement proposé aux réfugiés et demandeurs d'asile. MÉTHODE : Nous avons synthétisé les preuves existantes sur l'abandon des interventions psychologiques et psychosociales proposées aux réfugiés et demandeurs d'asile adultes réinstallés dans des pays à revenu élevé. Plus précisément, nous avons réalisé une méta-analyse de la prévalence de l'abandon du traitement et exploré les facteurs qui prédisent cet abandon. Notre recherche de base de données sur Pubmed, PsycINFO, Web of Science et PTSDpubs a identifié 28 essais contrôlés randomisés (ECR ; 2 691 participants ; 39 conditions de traitement actif), publiés jusqu'au 31 janvier 2021. RÉSULTATS : Les résultats ont montré un taux d'abandon moyen pondéré de 19,14 %, intervalle de confiance à 95 % 14,66, 24,60 à travers les études et conditions de traitement. Les analyses de sous-groupes et les méta-régressions n'ont révélé aucun prédicteur statistiquement significatif de l'abandon. Cependant, plusieurs variables spécifiques aux réfugiés (par exemple, une durée moyenne plus longue dans le pays de réinstallation, un taux plus faible de statut d'asile précaire) pourraient mériter une attention plus étroite dans les recherches futures. CONCLUSIONS : Ces résultats suggèrent qu'en contraste avec l'idée largement répandue, le taux d'abandon moyen estimé est comparable à ceux signalés dans les populations non réfugiées. Cependant, d'autres recherches sont nécessaires pour établir les mécanismes sous-jacents de l'abandon, qui peuvent différer entre les populations. (Dossier de la base de données PsycInfo (c) 2021 APA, tous droits réservés).
Semmlinger et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.