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L'objectif de cette étude était d'évaluer l'utilité du statut de mutation de l'EGFR dans l'ADN sérique comme moyen de prédire un bénéfice du traitement par gefitinib (IRESSA) chez des patients japonais atteints de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC). Nous avons obtenu des paires d'échantillons de tumeur et de sérum de 42 patients traités par gefitinib. Le statut de mutation de l'EGFR a été déterminé par une méthode de séquençage direct et par la technologie Scorpion Amplification Refractory Mutation System (ARMS). Des mutations de l'EGFR ont été détectées dans les échantillons de tumeur de huit patients et dans les échantillons de sérum de sept patients. Le statut des mutations de l'EGFR dans les échantillons de tumeurs et de sérum était cohérent dans 39 (92,9 %) des 42 paires. Les mutations de l'EGFR présentaient de fortes corrélations entre le statut de mutation de l'EGFR dans les échantillons de tumeur et de sérum et la réponse objective au gefitinib (P<0,001). La médiane de la survie sans progression était significativement plus longue chez les patients avec mutations de l'EGFR que chez les patients sans mutations de l'EGFR (194 jours contre 55 jours, P=0,016, dans les échantillons de tumeur ; 174 jours contre 58 jours, P=0,044, dans les échantillons de sérum). Les résultats suggèrent qu'il est possible d'utiliser l'ADN sérique pour détecter la mutation de l'EGFR et que son potentiel en tant que prédicteur de réponse à, et de survie sous gefitinib mérite une évaluation plus approfondie.
Kimura et al. (Samedi) ont étudié cette question.