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Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) causé par un nouveau coronavirus a frappé le Royaume d'Arabie Saoudite (KSA) et a entraîné des centaines de mortalités et de morbidités, des peurs et du stress psychosocial au sein de la population, des pertes économiques et un changement politique majeur au ministère de la Santé (MoH). Bien que le MERS ait été découvert il y a deux ans, des confusions subsistent encore sur son origine, sa nature et ses conséquences. En 2003, un virus similaire (SARS) a frappé le Canada et a conduit à une réforme du système de santé publique canadien et à la création d'une Agence canadienne de santé publique, similaire aux Centers for Disease Control (CDC) des États-Unis. L'idée d'un CDC saoudien est attractive et même "sexy", mais ce n'est pas la meilleure option. L'expérience et la littérature indiquent que la meilleure option pour le KSA est de revitaliser les systèmes de santé publique nationaux sur la base d'une soins de santé primaire (PHC) intégrés, continus et complets. Cet article propose trois étapes initiales, mais essentielles, pour que cette revitalisation ait lieu : volonté politique et soutien, intégration de la PHC et de la santé publique (PH), et programmes professionnels en emploi pour le personnel. De plus, les programmes académiques et de formation actuels pour la PHC et la PH doivent être revisités à la lumière de la vision et de la stratégie nationales qui visent des produits de haute qualité protégeant et promouvant une nation en bonne santé. Les associations scientifiques, la chaire de recherche en éducation médicale et les organismes académiques pertinents devraient être impliqués dans la revitalisation pour garantir la qualité du processus et des résultats.
Ali M. Al Shehri (Fri,) a étudié cette question.