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Entre 2002 et 2003, le gouvernement britannique, répondant à une panique morale populaire concernant les demandeurs d'asile, a cherché à réduire de manière drastique le nombre de personnes tentant d'entrer dans le pays. La politique à long terme visait à traiter toutes les demandes d'asile à l'étranger, mais entre-temps, cela devait être entrepris dans des "centres d'accueil" dispersés en Grande-Bretagne même. Les propositions de création de tels centres rencontraient invariablement l'opposition des habitants locaux. L'article documente une telle manifestation, dans une banlieue le long de la côte sud de l'Angleterre, montre les discours “localistes” et “cosmopolites” employés par les groupes anti- et pro-demandeurs d'asile, et considère dans quelle mesure les premiers chevauchent ceux du Parti national britannique d'extrême droite. En examinant comment ceux qui s'opposaient au centre ont formulé leur opposition et comment ils ont cherché à se distancier des accusations de racisme, l'étude explore la signification de telles manifestations pour notre compréhension de la xénophobie dans la Grande-Bretagne contemporaine de classe moyenne et se demande comment leurs dénégations de racisme pourraient être interprétées.
Ralph Grillo (ven) a étudié cette question.