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CONTEXTE : Les maladies liées au mode de vie et les complications cardiovasculaires augmentent de manière dramatique, mais peu d'informations sont disponibles sur l'impact du niveau d'éducation et des comportements de santé chez les hommes et les femmes dans différentes populations. Par conséquent, nous avons cherché à étudier l'association entre le niveau d'éducation (EL) et les maladies chroniques autodéclarées ainsi que les comportements de santé chez les deux sexes. MÉTHODES : Les données proviennent des enquêtes de santé autrichiennes 2006/2007, qui comprennent 13 558 personnes (50,9 % de femmes). Les associations entre EL et le risque d'obésité, d'hypertension, de diabète, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, de troubles anxieux ou de dépression, de nutrition, d'exercice et de tabagisme ont été évaluées. L'éducation universitaire a servi de catégorie de référence (EL4), le niveau d'éducation le plus bas étant simplement l'école obligatoire (EL0). RÉSULTATS : Ce n'est que chez les femmes que le risque de diabète sucré et d'hypertension augmentait avec la diminution du niveau d'éducation, avec les taux les plus élevés pour EL0 OR 95 % CI ajusté pour l'âge, le revenu, le statut familial et le mode de vie : 3,7 1,7-8,0 et 2,5 1,8-3,5 respectivement. Cependant, ce n'est que chez les hommes que le risque d'accident vasculaire cérébral augmentait avec la diminution du niveau d'éducation, OR ajusté pour EL0 : 8,5 1,7-42,7. Pour les mesures anthropométriques et les facteurs de mode de vie dans les deux sexes, le risque augmentait avec la diminution de l'EL. CONCLUSION : L'EL affecte le mode de vie, le surpoids et l'obésité chez les deux sexes. Les différences apparentes selon le sexe dans l'association entre la prévalence de certaines maladies chroniques et l'EL appellent à des investigations supplémentaires.
Kautzky‐Willer et al. (Mer,) ont étudié cette question.